Cnrs

  • Ali, gendre et cousin du prophète Muhammad, est au centre de trois événements historiques majeurs indissociables des débuts de l'islam : le problème de la succession de Muhammad, les conflits et guerres civiles entre Musulmans, et enfin l'élaboration du Coran et du Hadith. C'est à lui que Mohammad Ali Amir-Moezzi consacre une étude, au fait des recherches les plus récentes, et ouverte à ses multiples aspects mystiques.
    À partir d'une analyse historique et philologique des sources anciennes ou récentes, cet ouvrage montre que le shi'isme est la religion du Maître comme le christianisme est celle du Christ, et Ali le premier Maître ainsi que l'Imam par excellence des Shi'ites. Le shi'isme peut donc être défini, dans ses aspects religieux les plus spécifiques, comme la foi absolue en Ali. Homme divin, lieu de la manifestation la plus parfaite des attributs de Dieu, en même temps refuge, modèle et horizon spirituels.
    Par-delà les prises de position et les polémiques séculaires, Mohammad Ali Amir-Moezzi nous restitue les multiples facettes de ce personnage de l'islam des origines, le seul des Compagnons du Prophète demeuré jusqu'à nos jours l'objet d'une fervente dévotion pour des centaines de millions de fidèles en terre d'islam, notamment en Orient.

  • Les tout premiers siècles de l'islam furent marqués par deux faits majeurs indissolublement liés qui ont déterminé les évolutions historique et spirituelle de cette religion jusqu'à nos jours : l'élaboration des sources scripturaires, à savoir le Coran et le Hadith, et une violence chronique se manifestant principalement sous forme de guerres civiles.
    Pour la première fois, un ouvrage étudie l'articulation entre les deux phénomènes à travers l'examen minutieux de l'histoire de textes anciens aussi importants que peu connus. Il propose une nouvelle grille de lecture, un nouveau cadre de théorisation de l'histoire des débuts de l'islam, éclairant, en les mettant en perspective, jusqu'aux tensions contemporaines.

  • L'islam contemporain, religion mondiale, présente sur les cinq continents, se revendique souvent de son passé. Mais quels furent ses débuts ? Comment est apparu le Coran ? Dans quel monde ? À qui s'est-il d'abord adressé ?
    C'est à ces questions que répond Jacqueline Chabbi dans une enquête à la fois anthropologique et linguistique, historique et sociale, sans précédent. Le texte est ici replacé dans son contexte. Il est lu en regard des sources arabes qui l'ont précédé. Il est lu en regard des territoires, paysages, peuples, institutions, pratiques religieuses, politiques, culturelles au sein desquels il a émergé. Il est lu en regard de la façon dont il a été initialement perçu et reçu.
    C'est à découvrir un islam premier, singulièrement méconnu, qu'invite l'ouvrage.

  • À travers cinq études percutantes réunies dans cet ouvrage, Malek Chebel nous montre à quel point la faute et la transgression sont omniprésentes dans le monde musulman contemporain. Cet Inconscient de l'islam remonte aux racines de la religion et se nourrit de l'histoire des califes, pour mettre en évidence et éclairer la folie actuelle d'une partie de la communauté.
    Guerre sainte détournée, exacerbation de la figure du kamikaze, violence symbolique de la relation mère-fils, censure des livres, immolation au nom d'une purification sacrée : cette immersion dans le monde complexe des interdits et de leur transgression interroge les liens entre religion, politique et liberté dans la doctrine musulmane. Plaidoyer autorisé pour la mise à nu d'un inconscient longtemps nié et redouté, cet essai audacieux révèle les contradictions d'un islam aux prises avec le monde contemporain.

  • Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Âge à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif.

    Au Moyen Âge, au plus fort de la conquête musulmane, l'Occident chrétien voit en Mahomet un imposteur, un faux-prophète, voire un Antéchrist prêt à combattre le Messie. La littérature médiévale peint de grossières caricatures de rituels musulmans, et n'hésite pas à proférer des injures à l'adresse du prophète. C'est au siècle des Lumières, avec Voltaire et Goethe notamment, que l'on tente d'identifier et d'étudier sérieusement le personnage historique. Mais il faut encore attendre les Romantiques, Lamartine et Hugo entre autres, pour que le prophète de l'islam bénéficie d'une image positive en Occident. Il est même alors qualifié de personnage attachant ! Au XXe siècle enfin, de nouveaux auteurs prennent la liberté de faire de lui un personnage de roman. Avec Driss Chraïbi, Assia Djebar, Salim Bachi, Marek Halter et Salman Rushdie, Mahomet devient imaginaire, de plus en plus éloigné de la figure traditionnelle musulmane.

    La connaissance de la figure de Mahomet à travers la littérature peut éclaircir quelque peu l'horizon assombri par les fanatismes. Car si le prophète de l'islam ne vécut certes qu'une seule vie, les oeuvres littéraires lui ont permis de revêtir divers habits et de montrer de multiples facettes. Un ouvrage courageux, par un auteur qui a fait l'objet d'un procès en Turquie pour blasphème, pour son roman Les Filles d'Allah.

  • Dieu est, selon un article de foi universellement reconnu en islam, le souverain de l'univers, parce qu'il est son créateur et il gouverne le monde terrestre par l'intermédiaire de ses prophètes dont le meilleur est Muhammad (Mahomet).

    C'est dans la théologie de Mullâ Sadrâ (m. 1640), le plus grand représentant du vaste courant philosophique et mystique contemporain de la dynastie des rois safavides, que Christian Jambet explore la souveraineté de Dieu. Il confronte cette théologie aux penseurs musulmans antérieurs, aux sources grecques et à leurs interprétations. Il examine les transformations par lesquelles une théologie intégrale de la souveraineté divine a conduit de nos jours à l'autorité du théologien juriste.

    L'autorité des prophètes et des imâms, fondée sur une compréhension spirituelle du Coran et des traditions islamiques, s'exerce au nom de Dieu selon une stricte hiérarchie : un niveau supérieur, celui de l'épanouissement de la vie spirituelle et un niveau inférieur, celui de l'activité judiciaire.

    À l'opposé de tout modèle de domination extérieure, la religion devient un exercice spirituel d'appropriation des sens cachés du Coran et un modèle de liberté intérieure. En un temps où les théologies islamiques les plus sommaires sèment la terreur, il est bon de connaître que les plus grands penseurs de l'islam, dont Mullâ Sadrâ, ont pensé les fondements de la foi islamique, les transformant en une quête impérieuse de la vie bienheureuse.

  • L'islam offre deux visages : celui d'un monothéisme abstrait, où domine la transcendance de Dieu, au risque d'engendrer le fanatisme. Mais aussi, et surtout, celui, plus discret, mais non moins insistant, d'un monothéisme concret, qui valorise la manifestation visible de l'essence de Dieu dans l'apparition sensible des actions divines.

    Dans cette étude pionnière qui surprendra par sa liberté de ton, Souâd Ayada renouvelle en profondeur notre connaissance des systèmes de pensée qui ont fondé l'islam des théophanies. Un modèle de sagesse aux antipodes de l'austérité coranique, selon lequel Dieu se donne à voir par l'entremise de l'« homme parfait » et par toutes les formes de beauté qui révèlent sa majesté. Réconciliant l'amour, l'intelligence et la connaissance, cette conception de la révélation, notamment portée par le soufisme, préserve l'islam de toute dérive juridique et politique, et accorde à l'art toute sa place. Elle constitue l'antidote que l'islam a lui-même produit pour guérir le mal du dogmatisme et l'intolérance.

    Dévoilant les impasses et les contradictions du fondamentalisme, dialoguant avec les sources juives et chrétiennes, confrontant le message du soufisme à la philosophie de Hegel ou à la pensée d'Emmanuel Levinas, Souâd Ayada signe un livre essentiel, en forme de plaidoyer pour une approche audacieuse, exigeante et ouverte de l'islam.

  • Dans la Turquie ottomane, le secret est une vertu cardinale du pouvoir. Le sultan règne sans partage, mais avec l'appui d'un groupe d'initiés - parti, clan, confrérie - toujours tenus par le secret. Cette réalité - constante dans l'histoire de la société turque -, le coup d'État raté de l'été 2016 et la mise au ban de Fethullah Gülen n'en constituent qu'un rappel. Comme la francmaçonnerie, la secte des Bektasîs, dont le lecteur découvrira maints secrets dans ce livre, a eu son heure de gloire auprès des sultans.

    Ce livre présente et analyse un texte majeur de cette confrérie : un opuscule qui détaille son rituel initiatique et sa pratique religieuse. Le rôle politique et spirituel qu'a joué ce courant soufi a été majeur au XIXe siècle et au début du XXe. Le texte en question, initialement publié en turc en 1925, au moment de l'interdiction par Atatürk des confréries, n'aurait sans doute jamais été révélé sans la révolution kémaliste. Après avoir rappelé l'histoire de la confrérie, l'auteur présente les principaux extraits du catéchisme initiatique et explique avec clarté le rituel et ses fondements anthropologiques. Enfin, il s'attarde sur l'opportunité de publier ces secrets religieux en 1925 pour le « salut » de la nation turque.

    Une exploration scientifique des rapports unissant religion, pouvoir et secret.

  • « Le sultan des mois » : c'est ainsi que les habitants d'Istanbul avaient coutume d'appeler le mois de ramadan. Rite religieux marqué par le jeûne collectif de la communauté musulmane et conclu par l'une des deux grandes fêtes de l'islam, le ramadan est devenu au fil des siècles le temps fort de la vie sociale et culturelle de la capitale ottomane.

    Prenant pour point de départ les réformes politiques et les transformations urbaines du XIXe siècle, le présent ouvrage analyse l'évolution du ramadan dans un environnement pluriel, à une époque de sécularisation et de laïcisation de l'État et de la société.

    Le mois le plus long entraîne le lecteur au coeur de la métropole ottomane et turque et pose un regard renouvelé sur le « moment ramadan » : sociabilités, loisirs, distractions, spectacles, vie nocturne, rituels politiques, respect du jeûne, transgression, place des femmes dans l'espace public, rôle des non musulmans, etc.

    Après avoir connu un âge d'or vers 1900, le ramadan n'a cessé de régresser dans la vie des Istanbouliotes. Qu'en est-il dans l'Istanbul d'aujourd'hui ? Dans l'épilogue, François Georgeon laisse la parole à Jean-François Pérouse, fin connaisseur de l'Istanbul actuelle, qui décrit les nouveaux aspects du ramadan au sein d'une ville devenue une grande métropole du XXIe siècle.

  • S'interroger sur la place du désir et de la beauté en islam est loin d'être anecdotique tant ces notions y sont taboues et centrales à la fois. Taboues en ce qu'un certain nombre de théologiens fondamentalistes y voient une forme de dévoilement diabolique. Centrales en ce qu'elles sont essentiellement humaines, voire même profondément spirituelles. Par essence, l'islam embrasse de nombreux aspects de la vie et codifie le lien au corps. Et alors que dans une vision dogmatique de l'islam, le désir est une réalité refoulée et donc proscrite, pour Malek Chebel il en est, au contraire, une part essentielle, anticipation du Paradis, et condition du bonheur ici-bas. À travers l'étude de la calligraphie, du tatouage, de l'amour des pierres précieuses, de l'art des jardins, l'auteur nous révèle l'importance du beau en islam, reflet d'une existence de plaisir tout autant que d'une attitude spirituelle. Il est urgent, pour lui, d'initier une nouvelle théologie en terre d'islam, celle de la Raison face à l'idéologie assassine, celle de la Lumière face à l'obscurantisme, celle de la paix face à la monstruosité du crime, celle du désir face à l'interdit. Un véritable traité du bonheur en terre d'islam.

  • Le Coran ; nouvelles approches

    Collectif

    • Cnrs
    • 28 Novembre 2013

    En l'absence de véritable édition critique du texte sacré, de nombreuses questions relatives au Coran sont longtemps restées sans réponse. Pourquoi la première compilation des sourates a-t-elle eu lieu sous Abû Bakr, le premier calife ? Quels sont les emprunts coraniques aux langues non arabes ? Comment établir la datation des différents versets ? Le dogme du caractère inimitable du Coran, transcription écrite de la parole divine, a-t-il véritablement fait obstacle aux premières tentatives de traductions ? Depuis une dizaine d'années, la diversification des études sur le Coran renouvelle en profondeur ces problématiques.
    L'élargissement notable des sources, manuscrites, épigraphiques ou archéologiques, la multiplication des travaux, l'apparition de nouvelles techniques d'exégèse ont bouleversé les approches traditionnelles. L'histoire du texte, ses formes littéraires et sa langue, ses relations à la littérature biblique et parabiblique, son inscription dans le contexte historique de l'Antiquité tardive, font aujourd'hui l'objet d'hypothèses révolutionnaires.
    Rassemblant les contributions d'universitaires français et étrangers les plus réputés, cet ouvrage propose un état de la situation et envisage les axes de recherche les plus avancés.

  • Ce numéro de la Documentation photographique illustre six siècles de culture politique dans un monde musulman en proie à de profondes mutations. Sans négliger les repères chronologiques et les évolutions spatiales, les auteurs mettent l'accent sur les diverses modalités d'exercice du pouvoir souverain, sur la manière dont celui-ci est mis en oeuvre, comment il se manifeste, mais aussi comment il est perçu et théorisé.

  • En bref Une analyse radicalement nouvelle de l'Islam, comme religion de progrès et d'ouverture.
    Le livre Et si l'Islam était à l'opposé de l'image qu'en donnent ses ennemis ou ceux qui ne le connaissant que par ouï-dire, à travers les représentations caricaturales dont il est victime depuis des siècles dans le monde occidental ? S'il était également le contraire des mauvaises interprétations faites par des extrémistes dont la caractéristique essentielle est l'ignorance ? Enfin, si, au lieu d'être la religion de la bigoterie et de la stagnation, il était par essence celle de la raison et de la réforme permanente ? Tel est l'objet de cette étude qui, à contre-courant des clichés sempiternellement ressassés, affirme que l'Islam est tout entier tourné vers l'action parce qu'il repose sur le lien indissoluble de la Tradition et du progrès. Loin d'être incompatible avec le réformisme, la Tradition est un capital dynamique, en perpétuelle évolution, orientée vers l'avenir.
    Un ouvrage indispensable qui bouscule les idées reçues sur une religion vivante, changeante, dont la signification essentielle réside dans son propre dépassement.

    L'auteur Docteur en science politique Charles Saint-Prot dirige l'Observatoire d'études géopolitiques à Paris. Il est notamment l'auteur de La politique arabe de la France (2007) et de L'Occident et l'Islam (2010).

    Arguments - Polémiques sur l'Islam en France.

  • Le Mahdi incompris

    Marc Gaborieau

    • Cnrs
    • 1 Juillet 2010

    Maître soufi, réformateur religieux, imam et finalement Mahdi. Né au coeur de la vallée du Gange, mystique extatique vivant d'abord reclus, Sayyid Ahmad Barelwî devient soldat de fortune et participe aux derniers combats contre les Britanniques. Guide religieux, il parcourt l'Inde de Delhi à Calcutta, prêchant la purification de l'islam des excès du soufisme et des coutumes empruntées aux hindous. Prosélyte et chef de guerre, il remet à l'honneur deux « obligations oubliées » : le pèlerinage à La Mecque et surtout le jihad, qu'il prêche dès 1818 et met en oeuvre à partir de 1826. À la tête de milliers de soldats, il s'établit dans la région de Peshawar pour prendre à revers les Sikhs, puis les Britanniques. Après sa mort à la bataille de Balakot, ses disciples l'identifient au Mahdi, ce justicier dont le retour doit rétablir sur terre abondance et bonheur avant la fin du monde.

    Dans cet ouvrage nourri aux meilleures sources, que l'on lira aussi comme une chronique haletante de l'Inde au temps du mandat britannique, Marc Gaborieau retrace la vie aventureuse du grand chef militaire et du religieux controversé, aujourd'hui vénéré par de nombreux musulmans.

  • Soumises à l'oeil de Moscou et au contrôle étroit du fait religieux durant toute la période soviétique, les sociétés centrasiatiques ont longtemps vécu isolées du reste du monde musulman.

    La fin de l'URSS, en 1991, est venue rompre ce confinement. Elle coïncide avec l'entrée des nouveaux États d'Asie centrale et du Caucase dans le phénomène de la mondialisation du religieux.

    Étudier dans le temps long l'islam centrasiatique et caucasien, ainsi que l'influence de la Turquie, de l'Iran, de l'Inde et de l'Arabie Saoudite sur les phénomènes religieux de cette zone, telle est l'ambition de cette riche étude qui applique la méthode de l'histoire connectée aux enjeux les plus contemporains de notre monde globalisé. Circulation des hommes et des idées, clivage entre sunnites et chiites, héritages croisés de plusieurs empires, moghol, safavide, ottoman et soviétique, poids des confréries soufies, mausolées faisant de certaines villes de grands lieux de sainteté.... Autant de thèmes abordés par Bayram Balci au fil de ce vaste tour d'horizon, qui souligne également l'influence des organisations prosélytes qui se sont répandues dans tout l'espace post-soviétique.

    À l'heure où l'islam, plus que jamais divisé, suscite controverses et incompréhensions, Bayram Balci nous invite à reconsidérer l'influence de cette religion en étudiant son développement récent dans les confins d'Asie centrale et du Caucase. Un essai majeur à la croisée de l'histoire, de l'anthropologie et de la science politique.

  • Les tout premiers siècles de l'islam sont marqués par deux faits majeurs indissolublement liés :
    L'élaboration des sources scripturaires, à savoir le Coran et le Hadith, et une violence chronique se manifestant principalement sous forme de guerres civiles.
    Batailles du Prophète, violences autour de la succession de Mahomet, « guerres d'apostasie » sous le premier calife Abü Bakr, interminables cycles de répressions et de révoltes sanglantes ... Au même moment s'élaborent les Ecritures, progressivement distinguées en paroles divines et traditions prophétiques, dont la forme et le contenu ont été sources de conflits et de débats pendant plusieurs siècles.
    Cet ouvrage étudie pour la première fois l'articulation entre les deux phénomènes à travers l'examen minutieux des textes anciens. Une nouvelle grille de lecture des débuts de l'islam, loin de toute diabolisation.

  • En bref La judaïté au miroir des questions qui la traversent : un texte d'actualité sur un sujet qui continue de diviser la communauté juive.

    Le livre Qui est juif ? Question aussi vieille que la sortie d'Egypte, question passionnante et dérangeante qui vit les docteurs de la Loi s'entredéchirer, les Israéliens se diviser, les réformateurs du judaïsme entrer en conflit avec les gardiens de l'orthodoxie. Adin Steinsaltz revient avec talent sur cette interrogation fondamentale dans une brève mais indispensable analyse de la judaïté à l'aube du troisième millénaire. Comment définir l'identité juive ? Par la pratique d'une religion, le respect de la Loi, une filiation, un mode de vie ? Par l'appartenance à une nation, un peuple, une communauté ? Naît-on juif ? Peut-on le devenir ? Selon quels critères ?
    Les débats qui agitent la communauté juive - le statut des enfants issus de mariage mixte, celui des convertis - sont ici relayés par une analyse plus profonde, qui place le concept de transmission en son coeur : " Est juif celui dont les petits-enfants seront juifs. " Un texte salutaire en forme de plaidoyer pour une identité juive renouvelée.
    La réflexion d'un grand érudit.

    L'auteur Rabbi Adin Steinsaltz, né en 1937 à Jérusalem, est connu pour son commentaire populaire et sa traduction des deux talmuds en hébreu, en français, en russe et en espagnol. Il a reçu en 1988 le prix Israël, la plus haute décoration israélienne. Il a notamment publié Les Juifs et leur avenir (Albin Michel, 2008), Introduction au Talmud (Albin Michel, 2002), La Rose aux treize pétales - Introduction à la Cabbale et au judaïsme (Albin Michel, 2002).

    Arguments - Succès des livres récents sur ce thème : best-sellers de Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé), Jacques Attali (Dictionnaire amoureux du judaïsme).
    - Notoriété de l'auteur dans la communauté juive.

empty