Essais et écrits de combat t.2

À propos

Deux courants essentiels partagent l'oeuvre de Bernanos. Un courant inspiré par la fiction ou courant romanesque, indissociable cependant des années 1920-1940. Un courant de caractère «politique», inspiré encore plus directement par l'histoire, auquel se rattachent des écrits, appelés d'ordinaire «pamphlets», que nous désignons ici même par les termes : «essais et écrits de combat». Pourquoi ? Parce que le genre littéraire auquel ils appartiennent les définit beaucoup moins que l'inspiration qui leur insuffle la vie, que le but visé par l'écrivain à travers eux.
Qu'il s'agisse du courant «romanesque» ou du courant «politique», ce qui fait constamment problème - et retient toute notre attention - c'est le double destin charnel et surnaturel de l'homme et de la France engagés dans l'histoire. Quels que soient le genre et le registre adoptés, les tribunes ou les modes d'expression de la pensée utilisées, une inspiration fondamentale guide Bernanos : confronter notre vie, nos passions, notre être intérieur, notre pays, notre univers et notre temps avec son destin surnaturel, avec l'aventure du spirituel. L'homme, pour lui, n'est pas seulement corps ou âme, passions ou ascèse, appétit de bien-être ou soif de sainteté, courage ou lâcheté, mais l'un et l'autre. L'homme qui intéresse Bernanos, qu'il observe, auquel il s'adresse dans son oeuvre avec colère, rage, passion et tendresse, n'est pas, si l'on veut reprendre un terme beaucoup employé, «unidimensionnel», mais au contraire «multidimensionnel».



Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782070106530

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    1 954 Pages

  • Longueur

    18.2 cm

  • Largeur

    11.4 cm

  • Épaisseur

    5 cm

  • Poids

    738 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Relié  

Georges Bernanos

Georges BERNANOS (1888-1948), homme de foi et de passion, chrétien
de combat et solidaire des pauvres, anticonformiste et polémiste, débute
dans le journalisme en collaborant à L'Action Française. Il rompt
toutefois avec Maurras dès 1932, allant jusqu'à critiquer âprement
nombre de principes qu'il avait jusque-là défendu et se rapprochant
entre autres de Mauriac et Malraux. À son retour des tranchées en
1918, il devient inspecteur d'assurances. Son premier roman, Sous le
soleil de Satan, publié le 18 mars 1926 (il a alors 38 ans), remporte un
succès considérable qui le convainc de se consacrer exclusivement à
l'écriture. S'attaquant au conformisme bourgeois au nom de ses
convictions catholiques, s'affirmant " ni de gauche ni de droite " et ne
se rangeant dans aucun parti, le romancier du " réalisme surnaturel " et
des conflits intérieurs est surtout l'ennemi de toutes les veuleries qui
diminuent l'homme et de toutes les tyrannies qui l'écrasent. Bernanos
s'installe aux Baléares en 1934, où il écrit son second chef-d'oeuvre,
Journal d'un curé de campagne. Lorsque éclate la guerre civile espagnole,
écrivain témoin de son temps, il ne tarde pas à prendre le parti
des victimes dans le violent pamphlet antifranquiste Les Grands
Cimetières sous la lune (1938), pourfendant avec véhémence la compromission
du clergé. Face à la montée des fascismes, il quitte ensuite
l'Europe pour s'installer au Paraguay (un rêve d'enfance), puis au
Brésil, où il entreprend l'élevage de buffles. Il y passera la guerre en
défendant sans cesse la cause de son pays déchiré et devenant l'un des
plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. En juillet
1945, Bernanos rentre en France où il meurt trois ans plus tard. Son
oeuvre romanesque est constamment rééditée.

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