L'aleph

Résumé

« L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie. » Roger Caillois.

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  • EAN 9782070296668
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 224 Pages
  • Longueur 19 cm
  • Largeur 13 cm
  • Épaisseur 1 cm
  • Poids 214 g
  • Distributeur Sodis

Série : Non précisée

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles > Nouvelles

Jorge Luis Borges

1899-1986 - C'est dans le centre de Buenos Aires que Jorge L. Borgès voit le jour. Il passe son enfance à Palermo: "Il est vrai que j'ai grandi dans un jardin, derrière une grille à pointes, et dans une bibliothèque aux illimités livres anglais". Son père, professeur à l'Institut des Langues Vivantes, lui donne le goût de la littérature.En 1914, la famille s'embarque pour l'Europe et se réfugie à Genève pendant la première guerre. Là, le futur écrivain, encore adolescent, apprend le français.Les premiers poèmes et contes sont publiés dans des revues, en Argentine. En 1944, paraît le recueil "Fictions" et son auteur obtient le Prix d'Honneur de la Sade. Dès lors reconnu, il ne cessera plus de créer. Mais à partir de 1956, les ophtalmologues lui interdisent d'écrire et de lire: il dictera désormais ses textes à des collaborateurs copistes.Le plus fidèle d'entre eux est certainement Adolfo Bioy Casares ("L'invention de Morel", 1940). Le travail va réunir ces deux hommes différents et ils publieront souvent sous un pseudonyme commun comme pour mieux marquer l'osmose qui s'est accomplie entre eux.

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