Comment les neurosciences demontrent la psychanalyse

À propos

Les recherches sur le cerveau ont tant progressé ces dernières années
que la conception de l'homme en est bouleversée : le corps ne serait plus
qu'une «machine» dont il suffirait de réparer les rouages en cas d'avarie ;
les sentiments comme l'amour, le désir, des créations comme la poésie, ne
seraient plus qu'une question d'hormones et de connexions nerveuses ;
quant à l'activité psychique, les rêves, l'inconscient, les symptômes, de
bons médicaments les disciplineraient. Éternel débat du corps et de l'esprit
que les neuroscientifiques invitent les psychanalystes à remettre sur le
métier. À tel point qu'une question se pose avec de plus en plus
d'insistance : peut-il y avoir deux approches différentes, voire contradictoires,
d'un même phénomène oeCe livre fait justice de cette opposition infondée, qui doit surtout sa force à
une méconnaissance des processus cérébraux et de la vie psychique. Il ne
viendrait pas à l'idée d'un psychanalyste de nier l'importance des
processus organiques : comment la puissance psychique se dispenserait-elle
des potentialités du corps ? Dès ses débuts, la psychanalyse a subverti
cette opposition grâce à l'une de ses découvertes majeures : celle de la
pulsion, qui anime le psychique en même temps qu'elle intègre le
somatique, et dialectise au point de l'invalider toute opposition entre le
mental et le cérébral.Mais il y a plus sensationnel encore, car nombre de découvertes de la
neurophysiologie apportent de l'eau au moulin de Freud. Sans l'avoir
cherché, les neurosciences montrent comment le langage modélise le
corps beaucoup plus profondément que le symptôme hystérique ne le
laissait prévoir. Cette mise en tension du corps par le langage est si
importante que nombre de résultats de la neurophysiologie ne peuvent être
interprétés sans la psychanalyse. Plusieurs questions aussi essentielles
que celle de la conscience, par exemple, demeurent insolubles sans le
concept d'inconscient.En mesurant l'apport des neurosciences à la psychanalyse, on commence
à avoir une idée plus précise de ce qu'est un «sujet», mais aussi de ce
corps dont nous sommes si conflictuellement les curieux locataires.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités

  • Auteur(s)

    Gérard Pommier

  • Éditeur

    Flammarion

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Date de parution

    01/10/2004

  • EAN

    9782082103695

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    430 Pages

  • Longueur

    22 cm

  • Largeur

    13.5 cm

  • Épaisseur

    2.8 cm

  • Poids

    435 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Gérard Pommier

Gérard Pommier est psychanalyste à Paris, professeur à l'université de Strasbourg, auteur de nombreux livres dont Le nom propre (2013), Que veut dire « faire » l'amour ? (Flammarion, Champs, 2013), Qu'est-ce que le réel ? (érès).

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