Histoire & mesure t.14 ; 1/2

Résumé

La mobilisation des méthodes de mesure en usage dans les sciences sociales, le regard rétrospectif sur les outils et procédures sollicités dans le passé pour faire acte de mesure, l'utilisation du chiffre comme instrument au service d'une réflexion sur des phénomènes historiques, la soumission à un examen critique du chiffre lui-même et de l'emploi qui peut en être fait dans nos sociétés contemporaines, autant de priorités qui s'expriment dans les cinq articles de ce numéro. En appliquant l'Analyse Factorielle des Correspondances au corpus des tragédies du Ve siècle avant J.C., M. Gagliardi propose ce que l'on peut appeler une interprétation géopolitique du théâtre grec. Dans cette dramaturgie, il met ainsi en relief la place spécifique d'Athènes, qui figure comme un refuge de la santé mentale, au milieu d'un espace hellénique caractérisé par la folie des autres cités. De leur côté, A. Meskens, G. Bonte, J. de Groote, M. de Jonghe et D. A. King, restituent les techniques de jauge employées à la fin du Moyen Age en Flandre pour évaluer la capacité des tonneaux de vin. A la lumière d'un manuscrit qui concerne l'avant-port de Bruges, ils s'inscrivent en faux contre la version traditionnelle qui attribue l'invention de cette méthode aux villes de l'Allemagne du sud. T. Le Goff et D. M. Sutherland entreprennent une relecture des effets économiques de la révolution sur les campagnes françaises. Etayée par quantité de données, cette vision particulièrement pessimiste devrait susciter la discussion et ne pas laisser les historiens indifférents sur un sujet traditionnellement sensible. La réinterprétation des conséquences d'une autre révolution, celle de 1917, sur les campagnes russes, telle qu'elle est ici présentée par A. Stanziani, doit également déboucher sur de nouvelles interrogations. Elle se place, en effet, dans une perspective originale, puisqu'elle envisage l'impact de ce bouleversement sur le marché du travail et sur l'organisation (ou la désorganisation) familiale. Enfin, en revenant sur les travaux de A. Cowles, Ch. Walter se livre à un examen extrêmement critique des méthodes de prévision boursières en usage chez les prévisionnistes et les gestionnaires de fonds. Il met ainsi en cause l'efficacité et la légitimité de leurs opérations dans la mesure où ils s'avèrent incapables de faire mieux que le marché, quels que soient les raffinements statistiques auxquels ils peuvent avoir recours.

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  • EAN 9782222966814
  • Disponibilité Épuisé
  • Poids 340 g

Série : Non précisée

Rayon(s) : Sciences humaines & sociales > Histoire

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