L'année 15 ; journal de guerre

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L'année 15 ; journal de guerre

En 1930, Stuparich reprend son journal de guerre et décide, tout en en respectant scrupu- leusement le style, d'en faire un livre qui « ne peut ni ne veut être un document historique, mais simplement un témoignage psychologique et personnel de ses premiers mois de guerre ». Deux mois de tranchées, racontés « jour par jour, et même heure par heure, par un simple soldat ». Telle est, selon les mots de l'auteur, la substance de ces carnets. « Depuis son humble place » Giani Stuparich, volontaire triestin, intellectuel qui s'est enrôlé comme simple soldat dans les troupes italiennes - lesquelles, fauchées par l'artillerie autrichienne, essaient vainement d'arracher à l'ennemi les hauteurs du Carso - dépeint la guerre dans un journal qui « saisit la chose représentée avec une ineffaçable puis- sance », comme le dit Gadda dans sa recension de la première édition du livre en 1931. « Ferme, retenu, humain », le récit de Stupa- rich restitue l'expérience d'un jeune homme qui affronte l'enfer de la guerre aux côtés de son frère cadet Carlo, avec l'esprit de service et de solidarité que seul un grand idéal peut éveiller. Mais cet idéal, l'Italie, reste hors de la tranchée, où ne comptent que la conscience d'appartenir à une génération décisive, le sens du devoir hérité de la famille, et l'attachement à la vie décuplé par la présence continuelle de la mort. Un très beau livre qui mérite de figurer parmi les oeuvres majeures des écrivains de la Grande Guerre.

  • EAN 9782378560089
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 192 Pages
  • Longueur 22 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 264 g
  • Distributeur Sodis

Gianni Stuparich

Giani Stuparich, né en 1891 dans le grand port de l'Empire habsbourgeois qu'était alors Trieste, est ce qu'il est convenu d'appeler un « écrivain de frontière » qui s'est formé dans le creuset de nationalités en ébullitions. Lorsque le conflit mondial éclate, son frère et lui rejoindront les troupes italiennes et seront donc considérés comme déserteurs par les Autrichiens. Giani Stuparich ne cessera de rêver d'une Europe qui fédérerait les nationalités. Il meurt à Rome en 1961.

Broché
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