L'unique et sa propriété

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L'unique et sa propriété

Traduction HENRI LASVIGNES  ''

Vers 1840-1841, Max Stirner entra en relation avec le groupe des Freien (« Hommes libres ») à Berlin, où il fréquenta les jeunes hégéliens Bruno et Edgar Bauer, Arnold Ruge, Friedrich Engels... Il s'y fit remarquer par sa réserve et son radicalisme. À tel point que Engels écrivit : « Regardez Stirner, regardez-le, le paisible en- nemi de toute contrainte. / Pour le moment, il boit de la bière, bientôt il boira du sang comme si c'était de l'eau. / Dès que les autres poussent leur cri sauvage «À bas les rois !» / Stirner complète aussitôt «À bas aussi les lois !» » Ce radicalisme, Stirner l'exposera dans L'Unique et sa propriété (1844). Présenté souvent comme le bréviaire de l'individua- lisme anarchiste, ce livre est avant tout une récusation de la société et de ses lois, du christianisme et des autres religions, de l'hégélianisme - de l'Esprit (He- gel), de l'Homme (Feuerbach), de la Liberté (Bruno Bauer) et du Socialisme (Proudhon, Hess, Weitling). Max Stirner réfute toute idée morale ; tout ce qui se place au-dessus de l'individu est rejeté comme limite du Moi, de l'Égoïste, de l'Unique. Lors de sa parution, L'Unique et sa propriété ne lais- sa personne indifférent. Bauer, Feuerbach, Hess... lui répliquèrent. Quant à Marx et Engels, ils consacrèrent la plus grande partie - presque aussi longue que le livre attaqué - de leur Idéologie allemande à vitupérer « saint Max ». Puis L'Unique tomba dans l'oubli. Mais son livre reste, comme l'écrit son traducteur Henri Lasvignes, « la plus forte expression de dégoût de l'hy- pocrisie sociale contemporaine ».

  • EAN 9782710387114
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 446 Pages
  • Longueur 18 cm
  • Largeur 11 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 232 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles

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